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3 ans dans l’univers du freelancing : le bilan

univers du freelancing

Il y a maintenant trois ans, j’ai fait le choix de me mettre à mon compte. Je me suis lancée directement à la fin de mes études et sans réelle connaissance de l’univers du freelancing. Il est vrai, ces trois années ont été riches en émotions, mais je ne regrette absolument pas d’avoir sauté le pas. Je vous embarque avec moi pour une rétrospective, qui, je l’espère, vous aidera dans votre propre chemin entrepreneurial. 

Mes débuts dans l’univers du freelancing 

À mes débuts, je me souviens que j’étais transportée par un mélange d’excitation et de peur. Un nouveau monde s’offrait à moi, et j’avais hâte d’en saisir tous les sens. Je savais que je voulais proposer des services de rédaction web, mais je n’avais aucune idée de comment m’y prendre. J’ai réellement tout appris sur le tas, notamment en m’inspirant du parcours des personnes déjà bien installées dans le milieu. Définir mon client idéal, créer mon site internet, mettre en place ma stratégie de contenu, découvrir la prospection… il faut dire que j’avais de quoi m’occuper !

Faire face aux premières difficultés 

J’ai rapidement trouvé mes premiers clients. Je me sentais libre, épanouie, et fière de satisfaire les besoins des entreprises qui me faisaient confiance malgré mon récent lancement. Malheureusement (ou non d’ailleurs), j’ai rapidement fait la rencontre d’un type de client très méprisé dans l’univers du freelancing : le mauvais payeur. Vous savez, celui qui vous propose une mission avec de grandes responsabilités mais qui n’est jamais au rendez-vous lorsque le moment est de régler vos factures. Il m’a complètement découragé, car mes revenus reposaient essentiellement sur cette collaboration. Aujourd’hui, même si cette épreuve n’a pas été facile à gérer, je suis bien contente de l’avoir vécue. J’ai compris qu’il fallait que je me protège, et que pour faire perdurer mon activité, je devais absolument varier mes différentes missions. Hop, première leçon de freelance ! 😬

Être freelance : apprendre à surpasser mes peurs 

Ce sont véritablement les erreurs que j’ai faites qui m’ont aidées à construire mon activité de freelance. C’est en essayant, en me trompant et en m’adaptant que j’ai appris à évoluer. Le quotidien de freelance est similaire à des montagnes russes : les émotions sont fluctuantes, varient d’un jour à l’autre et peuvent parfois complètement submerger au point de vouloir tout arrêter. Et quand le syndrome de l’imposteur fait son apparition, il faut apprendre à prendre le recul nécessaire pour continuer à avancer. L’univers du freelancing m’a aidé à développer ma confiance en moi et à croire en mes capacités. Je sais ce que je vaux, ce que je peux apporter, et je n’hésite plus à le mettre en avant. Bien sûr, les doutes et les peurs aiment parfois revenir au galop. À vrai dire, je pense qu’elles font parties du jeu : elles ne nous quittent jamais vraiment et sont là pour nous permettre de nous surpasser 😉

Créer une activité en accord avec mes valeurs 

Je me suis perdue de nombreuses fois dans mon activité. Je me sentais inutile, pas à ma place, et incapable de voir les choses positivement. Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’avais besoin de me sentir alignée avec les services que je proposais 🙏

Comme beaucoup d’autres freelances avant moi, j’ai accepté des missions qui ne me plaisaient pas. Cela se ressentait énormément dans mon travail car je ne prenais aucun plaisir dans ce que je faisais. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus minutieuse dans le choix de mes missions. Je collabore uniquement avec des entreprises qui vibrent avec mes valeurs personnelles. Je refuse de rédiger du contenu si l’univers de l’entreprise ne me parle pas. Pour moi, travailler à mon compte nécessite d’être passionnée par ce que je fais. J’ai besoin de ressentir cette passion et cette flamme qui me font vibrer.

La peur de manquer d’argent

Ce n’est un secret pour personne : l’instabilité financière est très présente dans l’univers du freelancing. Encore aujourd’hui, il m’arrive d’avoir des mois où je gagne beaucoup moins que les autres. Je dépends des missions qui me sont confiées, et cela n’est pas toujours facile à accepter. Je suis consciente que cet aspect est personnel à chacun. Certains freelances arrivent à lâcher prise, tandis que d’autres comme moi, ont besoin d’avoir une visibilité sur le long terme pour être rassurés. C’est un point sur lequel je travaille encore aujourd’hui : je dois apprendre à abandonner cette peur de manquer et à faire confiance à l’avenir 👊

Apprendre à m’écouter et à poser des limites 

Avec le temps, j’ai appris à reconnaître les moments où j’ai besoin de déconnecter. Je me suis longtemps imposée un rythme qui ne me correspondait pas. Je pensais qu’il fallait que je travaille plus de 8 heures par jour pour réussir. Ce n’est pas la vision que j’ai du freelancing. Au contraire, je veux être capable de gérer mon emploi du temps comme je le souhaite et de prendre du plaisir dans chaque tâche que je dois accomplir. Aujourd’hui, je ne me force absolument plus à travailler parce qu’il le faut. Je prends le temps de m’écouter, d’avancer progressivement et de m’accorder des jours de repos si c’est nécessaire. Je prône dorénavant le slow-entrepreneuriat, et je suis très heureuse de ce choix.

L’univers du freelancing n’est pas tout rose. Il ne suffit pas de se lancer un beau matin pour profiter d’un chemin tout tracé. Construire une activité nécessite du temps, des remises en question et de l’investissement. Ces trois premières années ont été remuantes, elles m’ont beaucoup fait douter de qui j’étais, mais elles m’ont surtout permises d’avancer. J’ai hâte de voir ce que cette quatrième année me réserve, et je sais déjà qu’elle sera riche en rebondissements 😊

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